L’univers KEMTAAN

Plans d’existence, Maisons, Déviants et chronologie sacrée des porteurs du MEEN.

KEMTAAN

PROLOGUE – KEMTAAN : Le Souffle Avant le Verbe

Avant que le monde ne s’appelle NEKK JËDD, avant même que les noms ne soient chantés, il n’y avait que le MEEN.

Le MEEN ne parlait pas. Il vibrait. Il ne créait pas. Il se transformait et se souvenait.

Puis vint un battement. Un silence qui se brisa en rythme. Et de ce rythme jaillit Lëk Daaur, le premier génie, mémoire incarnée, souffle devenu conscience. Il n’inventa rien : il écouta. Et ce qu’il entendit devint monde.


Il se sépara lui-même en quatre parts, sans douleur ni division. Ce furent les Épouses Élémentaires :

Yaa Safara, Feu de la justice

Yaa Ngelaw, Vent du passage

Yaa Ndox, Mémoire liquide

Yaa Joor, Terre-matrice

Elles ne furent pas créées. Elles furent rappelées.

Sous leur impulsion, le souffle devint forme. La forme devint chant. Le chant devint LOY – l’écriture vivante, trace sacrée du MEEN.

À chacune des Épouses fut confiée une Maison, un peuple originel, une vibration distincte du Verbe :

  • À Yaa Safara, fut confiée la Maison Yaru, guidée par Jumbët Yaru, la Flamme Juste.
  • À Yaa Ndox, la Maison Mool, sous la protection d’Amaa, Mère de la Mémoire.
  • À Yaa Ngelaw, la Maison Jéeri, traversée par Tukki Jéeri, l’Éclaireuse des Mondes.
  • À Yaa Joor, la Maison Xam-Xam, conduite par Rab, architecte du Savoir.

Chacune de ces Maisons résonnait avec un LOY spécifique, et l’équilibre des quatre donna naissance à un cycle parfait. Le monde chantait. Les rituels étaient purs. La mémoire, la vérité(la justice), la découverte et la stabilité régnaient ensemble(l’équité).


Mais dans la musique parfaite surgit une dissonance. Un fragment refusa de vibrer à l’unisson. Ce fragment se tordit, et de lui naquirent les premiers reflets corrompus.

Le MEEN se fractura. Et avec lui, le LOY MAAM, le glyphe central, éclata en trente éclats dispersés à travers les mondes.

Lëk Daaur, affaibli, disparut dans les plans supérieurs. Ses dernières paroles ne furent pas entendues, mais ressenties :

« Ce qui est né du souvenir ne peut mourir… mais il peut être oublié. »


La mémoire devint combat. Le chant devint silence. Le monde entra dans l’Ère du Croisement.

Seuls les tambours sacrés conservèrent l’écho du Verbe. Seuls les enfants nés avec le souffle instable(MEEN fracturé) ressentirent encore la brûlure du premier battement.

Milles cycles après, quelque part, au sommet d’un plateau dans les territoires de la maison Yaru, une jeune garçon posait les mains sur un tambour ancien…

IL s’appelait Amani Yaru. Et le Verbe allait s’éveiller à nouveau.


Les Maisons

Les Six Maisons sont des lignées spirituelles et culturelles qui structurent KEMTAAN :
chacune est liée à un rapport particulier au Verbe, à la mémoire et au sacré.

Elles ont leurs couleurs, leurs symboles, leurs promesses… et leurs fractures.

Elles ont leurs couleurs, leurs symboles, leurs promesses… et leurs fractures.

➡ Voir aussi :


Les Déviants

Au cœur du chaos se dressent trois figures : Kus, Faar et Dëng.
Ce sont les porteurs du MEEN inversé.
Ils déforment les chants, falsifient les glyphes et détournent les fragments du Loy Maam pour enfermer les peuples dans l’oubli.

L’histoire de KEMTAAN commence lorsque les premiers Passeurs comprennent que ces forces ne sont plus invisibles… et que la Résurrection approche.